La maladie NASH

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10.06.2022
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NASH : Qu’est-ce que ça veut dire ?

Vous avez certainement déjà entendu parler du NASH sans forcément bien comprendre de quoi il s’agissait. A l’occasion de la journée mondiale du NASH, nous vous expliquons tout sur cette maladie, qui est de plus en plus fréquente dans les pays développés.

Le foie est un organe de stockage capable de transformer les sucres en graisses : il s’agit d’un mécanisme physiologique normal de l’organisme.

Lorsque qu’il y a une accumulation anormale de graisse dans les cellules du foie,  on parle de stéatose hépatique qui peut être due à une consommation excessive d’alcool ou à une mauvaise alimentation. Dans ce dernier cas, on parle de stéatose non  alcoolique, de stéatopathie métabolique ou encore de NAFLD (Non Alcoholic Fatty Liver Disease). C’est le 1er stade des lésions du foie. On peut encore agir à cette étape et les lésions sont réversibles.

Cette pathologie est largement influencée par une consommation trop importante en boissons sucrées, graisses ou sucres et par un mode de vie sédentaire. C’est aussi une maladie silencieuse, ce qui signifie qu’elle ne provoque pas de symptômes particuliers et passe donc souvent inaperçue.

Le stade d’évolution après la stéatose est la NASH, que l’on appelle aussi la maladie du soda ou du foie gras. Le terme NASH signifie « non alcoholic steatohepatitis » ou stéatohépatite non alcoolique.

La stéatose non alcoolique est très fréquente : 20 à 25 % de la population est touchée. Si on ne fait rien, parmi les personnes ayant une stéatose, 30% vont développer une NASH.

Les lésions du foie peuvent encore s’aggraver et évoluer vers des stades plus graves, tels que la cirrhose voire le cancer du foie.

La NASH, qui est concerné ?

Cette maladie peut concerner tout le monde, même si le risque est augmenté en cas de surcharge pondérale – même légère – d’un  diabète, d’une augmentation du cholestérol ou des triglycérides, ou d’une l’hypertension artérielle.

Le manque d’exercice, la sédentarité, ou une alimentation riche en sucres (dont les sodas) et la malbouffe favorisent également l’apparition de cette pathologie. On parle de « maladie du soda » car les sodas contiennent beaucoup de sucres.

 

Mais remplacer les sodas « normaux » par des sodas allégés, sans sucre ou 0% serait-il une solution ?

Et bien, non, les faux sucres et édulcorants n’alertent pas les centres de satiété du cerveau comme le ferait un vrai sucre. Par conséquent, les centres de l’appétit continuent d’être stimulés appelant à consommer encore plus de sucre.

Attention également aux sucres cachés. Il y en a beaucoup dans les produits industriels, les jus de fruits, les sauces, les pains de mie, les produits diététiques, et même les poêlées de légumes préparées.

 

Quels sont les profils les plus touchés par la NASH ?

Ce sont les hommes de plus de 50 ans, mais aussi les femmes après la ménopause qui sont les plus touchés.

Mais depuis quelques années, la NASH s’observe également chez des patients de plus en plus jeunes qui ont une surcharge pondérale, un régime alimentaire « à l’américaine » (soda, beaucoup de glucides…) ou peu équilibré, ou qui présentent certains facteurs de risques.

De plus, même sans surpoids, on peut être atteint. On retrouve 5 % de NAFLD chez les sujets minces et 12 % des sujets non obèses.

Comment dépister et soigner la NASH ?

Quels sont les symptômes de la NASH ?

La NASH et le stade qui précède (NAFLD) sont des maladies chroniques et silencieuses du foie. Il n’y a aucun signe alarmant ni aucune manifestation physique particulière.

On peut en revanche suspecter une NASH en cas d’une surcharge pondérale légère ou modérée, d’une glycémie un peu trop élevée, d’un taux élevé de graisse dans le sang (hyperlipidémie), ou d’une hypertension artérielle.

Comment faire le diagnostic ?

Le diagnostic se fait en plusieurs étapes, avec tout d’abord une prise de sang.

Il n’y a pas de marqueur spécifique mais un ensemble de paramètres vont faire suspecter une NASH.

Tout d’abord, on recherche des anomalies dans la prise de sang. Les enzymes du foie (transaminases) peuvent être augmentées. Mais ces enzymes peuvent être augmentées pour différentes raisons. Des scores faisant intervenir plusieurs paramètres sont également utilisés (FIB-4 par exemple). En fonction des résultats, le médecin peut demander d’autres analyses de sang pour éliminer les autres causes.

En fonction des résultats de la prise de sang, votre médecin demandera aussi une échographie ou une élastométrie.

Le diagnostic de certitude nécessite le recours à une biopsie du foie.

Comment soigner la NASH ?

Il n’y a pas de traitement spécifique pour soigner une NASH. Mais bonne nouvelle, prise à temps, la maladie est réversible !

Une alimentation équilibrée et suffisamment d’exercice physique permettent de stopper le processus. Des études concernant des médicaments sont en cours mais actuellement seules des modifications de l’hygiène de vie peuvent inverser la tendance.

Cependant, il faut agir avant les stades de fibrose et de cirrhose !

La NASH – FAQ

NASH, qu'est-ce que ça veut dire ?

Le foie transforme les sucres absorbés en graisses. Lorsqu’il y en a trop, la graisse s’accumule  dans les cellules du foie : c’est la stéatose hépatique.

Puis, l’accumulation de graisse s’accompagne d’une inflammation, on passe alors au stade NASH.

Si on ne fait rien à ce stade encore réversible, les lésions du foie peuvent encore s’aggraver et évoluer vers des stades plus graves, tels que la cirrhose voire le cancer du foie.

Quels sont les différents stades de la maladie ?
  1. Stéatose non alcoolique (NAFLD)
  2. Stéato-hépatite non alcoolique (NASH)
  3. Fibrose
  4. Cirrhose
  5. Cancer
La NASH est-elle fréquente ?

Oui, 25% de la population est atteinte de stéatose non alcoolique. Parmi elles, 30% vont développer une NASH.

Quand penser à une NASH ? Quels sont les facteurs de risque ?

La NASH survient plutôt chez les hommes de plus de 50 ans et chez les femmes après la ménopause. Mais attention, la NASH s’observe de plus en plus chez des patients plus jeunes.

Les facteurs de risque sont :

  • Surcharge pondérale même modérée
  • Diabète
  • Augmentation des lipides (graisses) dans le sang
  • Hypertension artérielle
  • Alimentation déséquilibrée
  • Excès de « malbouffe »
  • Excès de boissons sucrées (soda), produits sucrés
  • Sédentarité
Et si on n'est pas en surpoids, a-t-on un risque de NASH ?

On retrouve 5% de NAFLD chez les sujets minces et 12% chez des sujets non obèses.

Quels sont les symptômes de la NASH ?

Il s’agit d’une maladie chronique et silencieuse. Aux 1ers stades, il n’y a aucune manifestation physique particulière ni aucun signe d’alerte.

Est-ce que boire des produits "light" ou "zéro" c'est mieux ?

Non, ils contiennent effectivement des faux sucres et édulcorants, mais qui ne trompent pas le cerveau qui réclame son « vrai » sucre incitant à une consommation de sucre quand même.

Faut-il préférer les jus de fruits, les sirops pour éviter une NASH ?

Non, tous ces produits contiennent du sucre.

Comment dépister une NASH ?

Le diagnostic se fait en plusieurs étapes avec tout d’abord une prise de sang.

Il n’y a pas de marqueur spécifique mais un ensemble de paramètres va faire suspecter une NASH. Tout d’abord on recherche des anomalies dans la prise de sang. Les enzymes du foie (transaminases) peuvent être augmentées. Mais ces enzymes peuvent être augmentées pour différentes raisons. Des scores faisant intervenir plusieurs paramètres sont également utilisés (FIB-4 par exemple). En fonction des résultats, le médecin peut demander d’autres analyses de sang pour éliminer les autres causes.

En fonction des résultats de la prise de sang, votre médecin demandera aussi une échographie ou une élastométrie.

Le diagnostic de certitude nécessite le recours à une biopsie du  foie.

Existe-t-il un traitement médicamenteux pour soigner la NASH ?

Non, actuellement aucune molécule n’est validée dans la NASH. La base du traitement repose sur des modifications du style de vie (régime alimentaire de type méditerranéen et exercice physique).

Quelles habitudes de consommation prendre ?
  • Adopter un régime hypocalorique adapté et personnalisé en fonction des dépenses énergétiques
  • Limiter sa consommation d’alcool à un verre par jour
  • Éviter le fructose (sucre) et le saccharose dans les boissons non alcoolisées
  • Éviter les graisses saturées présentes dans les aliments des fast-foods et certaines viandes
  • Augmenter les acides gras polyinsaturés d’origine végétale, source d’acides gras oméga-9 (huile d’olive), oméga-6 et oméga-3 (huile de colza, soja, noix…)
  • Privilégier les sucres complexes comme l’amidon surtout sous forme brute plutôt que raffinée (céréales complètes, légumineuses)
  • Avoir une activité physique régulière comme une marche rapide au moins 30 minutes par jour.

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