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L'ACTUALITE EN BIOLOGIE MEDICALE

  • Le 15.01.2020, l’OMS a publié les recommandations concernant la surveillance de l’infection par le nouveau coronarovirus (nCoV) récemment identifié à Wuhan en Chine.  

    Les principaux objectifs de cette surveillance sont: 

    _ la détection des cas confirmés d’infection par nCoV et de toutes preuves de transmission interhumaines. 
    _ la détermination des facteurs de risque et de la zone endémique de l’infection. 

    Pour identifier les principales caractéristiques cliniques de la maladie (période d’incubation, tableau clinique, évolution) et ses aspects épidémiologiques, des investigations supplémentaires seront nécessaires. 

    Les cas suivants devront être examinés et testés pour l’infection à nCoV

    1. Personnes présentant une infection respiratoire sévère avec antécédents de fièvre et de toux nécessitant une hospitalisation sans qu’aucune autre étiologie pouvant expliquer la clinique ait été identifiée, ainsi que l’apparition de ces symptômes dans les 14 jours suivant un séjour/voyage à Wuhan, Province de Hubei en Chine ou chez un personnel de santé travaillant dans un milieu où les infections respiratoires aigües graves sont prises en charge indépendamment du lieu de résidence.

    2. Personnes sans notion de séjour/voyage indépendamment de leur lieu de résidence avec des signes cliniques atypiques présentant une détérioration brutale de leur état malgré un traitement approprié, même si une autre étiologie expliquant la présentation clinique à été identifiée.

    3. Patients présentant une maladie respiratoire aigüe dans les 14 jours suivant le début de la maladie qui ont eu un contact physique étroit avec des cas confirmés de l’infection à nCoV ;

    _ toute personne ayant travaillé ou séjourné dans un hôpital dans lequel un cas d'infection au nCoV a été confirmé. 

    _ ou qui ont été en contact direct avec des animaux dans les pays endémiques pour nCoV  (marché aux animaux à Wuhan etc.) 

    L'OMS mettra à jour ces recommandations dès que de nouvelles informations seront disponibles sur la situation à Wuhan (Chine).  

    Référence: 
    Surveillance case definitions for human infection with novel coronavirus (nCoV) 15 January 2020 WHO/2019-nCoV/Surveillance/v2020.2 
  • Le Syndrome de Sjögren (SSj) est le plus souvent considéré comme primitif. Cependant, il peut  survenir lors d’un  lupus érythémateux systémique (LES). La difficulté étant de différentier ces 2 maladies.  

    Ainsi, une étude cas-témoins incluant 504 patients atteints d’un LES et 319 témoins appariés selon l’âge et le sexe a permis de montré qu’un SSj était présent chez 23 % des patients atteints d’un LES.  
    Ces patients étaient plus souvent des femmes, plus âgées, avec des neuropathies périphériques et des leucopénies plus fréquentes.  

    En revanche, l’atteinte rénale à type de glomérulopathie s’est avérée plus rare et les taux circulantes des biomarqueurs suivants étaient significativement plus élevés (p < 0,05 dans tous les cas) :  

    _cytokines: TNF-α, IL-6, MCP-4, MIP-1β, IL-12/IL23p40 et IP-10)
    _anticorps: anti-SSA/Ro52, anti-SSA/Ro60, anti-SSB/La  
    _facteur rhumatoïde. 

    La co-existence des 2 pathologies dans près de 25% des cas s’expliquent parfaitement bien par l’inflammation systémique liée à aux maladies auto-immunes. 

    Référence: 
    Ruacho G et coll : Sjögren's syndrome in Systemic Lupus Erythematosus - a subset characterized by a systemic inflammatory state. J Rheumatol., 2019 : publication avancée en ligne le 15 septembre. doi: 10.3899/jrheum.190250.   
  • Le syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires (SEIPA) est une allergie alimentaire non IgE-médiée dont l’incidence est estimée entre 1,5 et 30 pour 10 000 enfants. 
    Le diagnostic est souvent tardif et difficile, en effet les signes cliniques sont peu spécifiques.  

    Quand y penser ? 
    Le SEIPA peut être aiguë. Les enfants ont des vomissements répétés souvent accompagnés de léthargie et de pâleur, apparaissant 1 à 4 heures après la consommation d’un aliment, parfois accompagné d’une diarrhée.  
    La forme chronique s’observe plutôt chez des enfants nourris au lait de vache ou avec des formules à base de soja. Les vomissements intermittents et les diarrhées ne sont pas corrélés à l’ingestion d’aliment.

    Quels aliments sont responsables ? 
    Même si en théorie tous les aliments peuvent entraîner un SEIPA aiguë, le lait de vache, le soja, le riz, les œufs et le poisson sont le plus souvent incriminés. En revanche seul le lait de vache et les formules à base de soja semblent responsables des formes chroniques.  
    La présentation peu spécifique du SEIPA rend le diagnostic difficile, et le traitement repose sur l’éviction de l’aliment avec suivi nutritionnel.

    Quelle évolution ? 
    L’âge de résolution du SEIPA varie selon l’aliment en cause et selon les régions, mais en général, l’allergie disparaît entre 3 et 5 ans
    Il est possible de proposer des tests de provocation orale, sous surveillance.  

    Faut-il faire un bilan sanguin ? Le SEIPA n’est pas médié par les IgE, les tests IgE  seront donc négatifs. Les IgE sont cependant recommandés avant de proposer un test de provocation orale. En effet, le développement d’une sensibilisation IgE-médiée n’est pas rare (jusqu’à 20 % des cas) correspond à une forme « atypique » de SEIPA. Dans ce cas, l’évolution risque d’être plus longue, avec un risque de développement de symptômes spécifique à l’allergie IgE-médiée. 

    Référence:
    Feuille E et Nowak-Wegrzyn A: Recognizing and Treating Food Protein-Induced Enterocolitis Syndrome. Allergy 2019, 74(10): 2019-2022. doi: 10.1111/all.13857.
  • Une étude parue en décembre 2019 dans Lancet Global Health a montré que 13 % des cas de tous les cancers au niveau mondial peuvent être attribués à une infection. Les principaux agents infectieux responsables étaient Helicobacter Pylori, l’HPV, le virus de l’hépatite B (VHB) et le virus de l’hépatite C (VHC).

    L’étude à mis en évidence que H.Pylori était responsable de 810 000 nouveaux cas de cancer en 2018 (8,7 cas pour 100 000 patients-années (PA)), principalement d’adénocarcinomes gastriques. Viennent ensuite le HPV responsable de 690 000 nouveaux cas de cancers, essentiellement du col de l’utérus (8,0 cas/100 000 PA). Le VHB a contribué à 360 000 nouveaux cas de cancers, principalement de carcinomes hépatocellulaires (4,1 cas/100 000 PA) et le VHC de 160 000 nouveaux cas (1,7 cas/100 000 PA). 

    D’autres agents infectieux, notamment le virus d’Epstein-Barr, le HTLV-1 (Human T-cells Lymphotropic Virus), HHV8 (Human Herpes Virus) et les infections parasitaires ont contribué à 210 000 nouveaux cas de cancers. 

    Selon la répartition géographique, c’est surtout les pays de l‘Asie de l’Est qui avait une forte incidence des nouveaux cas attribuables aux l’infection (ASIR 37,8) notamment la Chine, suivi de près par l’Afrique subsaharienne (33,1). A l’inverse, le nombre le plus faible de cas a été enregistré en Europe du Nord (13,6) et en Asie occidentale (13,8).  

    Référence: 
    de Martel C, Georges D, Bray F, Ferlay J, Clifford GM. Global burden of cancer attributable to infections in 2018: a worldwide incidence analysis. Lancet Glob Health. 2019 Dec 17. pii: S2214-109X(19)30488-7. doi: 10.1016/S2214-109X(19)30488-7.  
  • De nombreuses études ont prouvé l’association entre l’infection à Helicobacter pylori et le syndrome coronatien aigu (SCA) surtout dans les pays développés, mais les résultats sont contradictoires. 

    Une méta-analyse parue dans « Medicine » a rassemblé 44 études (publiées entre 1996 et 2017) et plus de 15.000 patients afin de déterminer si l’infection par H pylori accroît le risque de développer un SCA. Elle confirme en effet l’association qui existe entre l’infection et le risque d’évènement cardiaque sur l’ensemble des études identifiées.

    Globalement, les sujets infectés par H pylori avaient un risque doublé de SCA par rapport aux sujets non infectés (OR : 2,03 [1,66–2,47]). Ce résultat était renforcé lorsque les études incluses étaient limitées à celles ayant apparié les données (OR : 2,18 [1,77–2,69]). 

    Il est probable que l’inflammation de bas grade liée à l’infection soit impliquée dans cette relation.

    A rappeler que H pylori est facilement dépistable au laboratoire et les traitements sont nombreux. 

    Références:
    Fang Y, Fan C, Xie H. Effect of Helicobacter pylori infection on the risk of acute coronary syndrome: A systematic review and meta-analysis. Medicine (Baltimore). 2019;98(50):e18348. doi: 10.1097/MD.0000000000018348. PMID: 31852134 
  • L’angioscanner pulmonaire est l’examen de choix en cas de suspicion d’embolie pulmonaire mais il ne saurait cependant être systématique. Il doit être orienté par une probabilité pré-test estimée par les données cliniques et le taux sanguin des D-Dimères regroupés en scores prédictifs.
    Le taux d’exclusion de thromboses est de 500 ng/ml. 

    Mais peut-on augmenté ce seuil afin d’éviter la réalisation d’angioscanner inutile?
    L’étude du NEJM tente de répondre à cette question  en fonction d’une probabilité clinique pré-test faible associé à des D-dimères < 1000 ng/ml ou d’une probabilité clinique pré-test  modérée et de D-dimères <500 ng/ml.
     Parmi les 1285 participants dont la probabilité clinique pré-test était faible (n= 1 285) ou modérée (n= 40) et chez qui les D-dimères étaient négatifs, aucun évènement thrombo-embolique n’est survenu au cours d’un suivi de 90 jours, tout comme chez les 315 patients associant une probabilité pré-test faible avec des D-dimères compris entre 500 et 999 ng/ml.
     
    Ainsi, le seuil de positivité des D-dimères pourrait être modifié et être augmenté à 1000 ng/ml si la probabilité clinique pré-test est faible. Avec cette stratégie, l’angioscanner pourrait être évité chez près d’un patient sur cinq. 

    Cette étude doit être confirmée par d’autres études.

    Référence:
    Kearon C et coll. Diagno
  • De  nouvelles recommandations sur le cholestérol viennent d’être publiées et présentées lors du dernier congrès de la Société européenne de cardiologie 2019 (European Society of Cardiology, ESC).La recommandation majeur préconise d’obtenir des valeurs de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL-C)  « les plus basses possible ».La cible recommandée pour le LDL-C est désormais < 55 mg/dl pour les patients présentant un risque de maladie cardio-vasculaire élevé/très élevé (classe IIa), y compris pour les patients diabétiques à très haut risque (classe I). L’article exhaustif (78 pages) reprend :
    • Des ajouts aux recommandations précédentes
    • Des modifications aux recommandations 2016
    • Des recommandations sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire
    • Et un algorithme de traitement pour diminuer le LDL
       
    Référence :Mach F, Baigent C, Catapano AL, Koskinas KC, Casula M, Badimon L,  Chapman MJ, De Backer GG, Delgado V, Ference BA, et al. 2019 ESC/EAS Guidelines for the management of dyslipidaemias: lipid modification to reduce cardiovascular risk: The Task Force for the management of dyslipidaemias of the European Society of Cardiology (ESC) and European Atherosclerosis Society (EAS) European Heart Journal, ehz455, https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehz455. Published: 31 August 2019. ESC 2019.Article disponible sur demande au laboratoire. Contactez le Service Relations Extérieures : srv.rel-exterieures@ketterthill.lu
  • Un article de la revue Gut vient de faire un point sur ces différents termes.

    La digestion et l’absorption du lactose prennent place dans l’intestin grêle. L’activité alpha-glucosidase de la lactase-phlorizine hydrolase (ou lactase) présente au niveau de la membrane apicale des entérocytes matures permet de scinder le disaccharide en oses simples (glucose, galactose) qui sont ensuite transportés dans les cellules épithéliales (via SGLT1 seul lorsque les concentrations en lactose sont faibles et associé au GLUT2 lorsque les concentration sont plus élevées).

    L’intolérance au lactose est définie par la présence de symptômes (douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, …) liés à l’exposition au lactose chez des personnes atteintes d’une malabsorption du lactose. Pour qu’il y ait intolérance, il faut d’abord qu’il y ait malabsorption. Ceux-ci varient en fonction de la quantité de lactose et de l’hypersensibilité viscérale de l’individu. Ces personnes tolèrent en général jusqu’à 12g de lactose (environ 250ml de lait) sans problème. Leur prise en charge passe par un régime pauvre en lactose (l’exclusion n’est pas recommandée), la prise de lactase par voie orale et l’administration de prébiotiques. Les résultats sont généralement modestes car le lactose n’est bien souvent que l’un des nombreux glucides mal absorbés. Un syndrome de l’intestin irritable est souvent associé et une sensibilité accrue la plupart du temps aux FODMAPs (fermentable oligosaccharide, disaccharide and monosaccharide and polyols).

    Le déficit en lactase correspond à l’absence de l’expression de cette enzyme au niveau de la bordure en brosse de l’intestin.

    La malabsorption, elle, regroupe toutes les causes d’incapacité à digérer et/ou absorber le lactose, dont les intolérances génétiques primaires au lactose et secondaires à une infection ou à une autre cause. Le déficit congénital en lactase, quant à lui, est rare mais conduit à des retards de croissance.

    L’activité de la lactase atteint un pic à la naissance et diminue dès le sevrage chez la plupart des individus. Chez certains une forte activité persiste tout de même à l’âge adulte.

    La prévalence de la malabsorption du lactose est la plus faible dans les pays nordiques (<5%) et la plus forte en Corée et Chine (environ 100%) reflétant un héritage génétique.

    La lactase est codée par le gène LCT situé sur le chromosome 2. La persistance de la lactase est médiée par le polymorphisme du LCT. Des tests génétiques, endoscopiques et physiologiques permettent de porter le diagnostic de malabsorption du lactose ou d’intolérance au lactose.

    Référence :

    Misselwitz B, Butter M, Verbeke K, Fox MR. Update on lactose malabsorption and intolerance: pathogenesis, diagnosis and clinical management. Gut. 2019 Aug 19

    Article disponible sur demande au laboratoire. © Nathalie Barrès - Univadis

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  • Le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA a déjà fait couler beaucoup d’encre. Cependant, il est recommandé par la Société Européenne d’Urologie (EAU) afin de réduire la mortalité associée, tout en tenant compte du risque de sur-diagnostic et de sur-traitement. Ces recommandations viennent d’être publiée dans la revue European Urology.

    Dosage du PSA : À quel âge et à quel rythme ?

    Un dosage initial du PSA est recommandé chez les hommes de 45 ans présentant une espérance de vie supérieure à 10 ans après leur avoir délivré une information concernant les bénéfices et les risques liés à la démarche.

    1. Si PSA ≥1 ng/mL : dépistage tous les 2 à 4 ans.
    2. Si PSA <1 ng/mL : dépistage pouvant être espacés jusqu’à 8 ans.

    Les calculateurs de risque disponibles, qui colligent les antécédents familiaux et le profil clinique du patient (origine, toucher rectal et volume prostatique) peuvent aider les praticiens à adapter le rythme de dépistage.

    Le dosage ne doit plus être proposé aux hommes dont l’espérance de vie est inférieure à une décennie.

    Quand faire une biopsie ?

    Lorsque le taux de PSA et le risque individuel du patient suggèrent un risque significatif de cancer de la prostate, il est recommandé d’utiliser plusieurs approches afin d’identifier ceux éligibles à la biopsie :

    1. Les calculateurs de risque
    2. L’IRM multiparamétrique pour déterminer l’agressivité tumorale. Sa performance est importante car elle permet de discriminer les patients et, ainsi, de réduire le nombre de biopsies réalisées tout en améliorant le taux de diagnostic, par rapport à des sujets bénéficiant directement de la biopsie.
    3. Les tests fondés sur le polymorphisme génétique et les biomarqueurs permettent aussi de réduire le nombre de biopsies réalisées chez des sujets sans tumeur prostatique. Plusieurs ont été développés et évalués dans le cadre d’études cliniques : STHLM3, Prostate Health Index, 4Kscore, PCA3, SelectMDx


    Référence :

    Gandaglia G, Albers P, Abrahamsson PA, Briganti A, Catto JWF, Chapple CR, Montorsi F, Mottet N, Roobol MJ, Sønksen J, Wirth M, van Poppel H. Structured Population-based Prostate-specific Antigen Screening for Prostate Cancer: The European Association of Urology Position in 2019. Eur. Urol.2019;76(2):142-150. doi: 10.1016/j.eururo.2019.04.033. PMID: 31092338

    Article disponible sur demande au laboratoire. Contactez le Service Relations Extérieures : srv.rel-exterieures@ketterthill.lu

  • Une étude britannique récente parue dans le BMJ a montré une prévalence importante d’hémochromatose. Ainsi sur 451 243 volontaires, âgés de 40 à 70 ans, le taux de sujets homozygotes pour le gène de C282Y était de 0.6% soit une personne sur 156.

    Sur les 2890 patients homozygote pour C282Y, une hémochromatose a été diagnostiquée chez 21.7% des hommes et 9.8% des femmes à la fin du suivi.

    Durant le suivi, 15.7 % ont développé au moins une complication (maladies hépatiques, polyarthrite rhumatoïde, ostéo-arthrite).

    Ainsi, l’hémochromatose est une maladie fréquente et les complications peuvent être graves. Rappelons que le diagnostic est facile, sur une simple prise de sang.

    Référence :

    Pilling LC, et coll. Common conditions associated with hereditary haemochromatosis genetic variants: cohort study in UK Biobank. BMJ. 2019 Jan 16;364:k5222. doi: 10.1136/bmj.k5222.

  • Une étude parue en mai et portant sur plus de 70 000 adultes dont l’IMC était inférieur à 25 kg/m2 et âgés d’au moins 20 ans a montré que la présence d’une fibrose hépatique était un facteur de risque de développer un diabète.

    Les patients avec stéatose hépatique détectée par échographie hépatique et dont l’IMC était inférieur à 25 kg/m2 ont été suivi plusieurs années (max 7.9 ans). Le risque relatif de développer un diabète était de 2.17 plus élevé pour les hommes et 2.86 pour les femmes.

    Ainsi, les résultats ont montré que malgré un poids considéré comme normal, la présence d’une NAFLD était un facteur de risque indépendant de risque de diabète et nécessitait donc un contrôle régulier de l’insulinorésistance (test HOMA).

    Référence :

    Sung KC, et al. Non alcoholic fatty liver disease and risk of incident diabetes in subjects who are not obese. Nutr Metab Cardiovasc Dis. 2019 May;29(5):489-495. doi: 10.1016/j.numecd.2019.01.016.

  • L’Organisation Mondiale de la Santé a pour objectif l’élimination de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) pour 2030.

    Pour y parvenir, dépister toutes personnes à risque d’infection par le VHC ou qui a pu avoir un contact avec le VHC est indispensable.
    Le diagnostic sanguin repose sur une sérologie à la recherche des anticorps anti-VHC.
    En cas de positivité, confirmée par une 2ième technique, une recherche quantitative de l’ARN du VHC doit être réalisée.
    Le bilan initial de l’infection doit faire le bilan des comorbidités (consommation d’alcool, co-infection VHB, VIH…).

    Pour plus d’information, l’HAS vient de publier une fiche pratique sur l’hépatite C

    Format long :

    https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2019-03/rapport_elaboration_hepatite_c.pdf

    Format mémo :

    https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2019-03/fiche_memo_hepatite_c.pdf

  • Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH, du 21 mai 2019) vient de publier les nouvelles recommandations sanitaires pour les voyageurs.

    Le développement des échanges internationaux, la croissance touristique, les modifications climatiques et la circulation de fake news rendent nécessaires des recommandations claires et précises pour les voyageurs. Beaucoup s’interrogent sur les risque de transmission de la rougeole, sur des pathologies telles que la fièvre de Lassa, Ebola, la fièvre jaune ou encore le Chikungunya ou Zika, ainsi que sur la dengue.

    Quelques nouveautés :

    Une mise au point a été faite concernant le paludisme. Les nouvelles recommandations intègrent la mise à jour des risques et des recommandations par pays, la restriction d’utilisation de la chloroquine chez les femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi qu’une alerte sur l’utilisation de la plante entière Artemisia en remplacement d’une chimioprophylaxie homologuée.

    Autre point important, les vaccinations : le document informe sur les vaccinations requises selon les pays, notamment sur la vaccination contre l’encéphalite japonaise, fournit la liste des pays à risque d’encéphalites à tiques, le rappel exigé par certains pays contre la poliomyélite, ou encore les recommandations pour la fièvre jaune.

    Le chapitre sur les femmes enceintes et qui allaitent a aussi été remanié, et un paragraphe sur la pollution atmosphérique a, par ailleurs, été ajouté, incitant à la prudence dans certaines zones, en particulier pour les enfants, les personnes âgées, et les sujets présentant certaines pathologies (asthme, BPCO, maladie cardiovasculaire…).

    Reste que le risque principal est la diarrhée : son taux pouvant dépasser 50% pour un séjour de trois semaines.

    Pour plus d'information :

    https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=719

  • Le diabète de type 1 est fréquemment associé à d’autres maladies auto-immunes sans que leurs prévalences ne soient réellement connues.

    Des chercheurs néerlandais ont analysé 188 articles qui ont concernés 293 889 patients diabétiques de type 1.

    Dans 9.8% des cas, le diabète était associé à une hypothyroïdie (IC 95 % = 7.5-12.3%) avec une augmentation de la fréquence dans le temps (augmentation de 4.5% par tranche de 10 ans). La maladie cœliaque était présente chez 4.5% des diabétiques (IC à 95%: 4,0 à 5,5), tandis qu’une gastrite auto-immune a été diagnostiquée dans 4.3% (IC à 95%: 1.6-8.2) des diabétiques et un vitiligo dans 2.4% (IC à 95%: 1,2 à 3,9). En revanche, ils n’ont pas trouvé d’association avec les insuffisances surrénaliennes auto-immunes, ni les hyperthyroïdies.

    Références :

    Nederstigt C et al. Associated auto-immune disease in type 1 diabetes patients: a systematic review and meta-analysis. Eur J Endocrinol. 2019 Feb 1;180(2):135-144. doi: 10.1530/EJE-18-0515.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30508413

  • Une étude française portant sur 625 patients atteints de sclérodermie systémique a montré un taux de mortalité de 16.6% après un suivi moyen de 4.4 ans avec un taux de mortalité standardisé de 5.73 pour 100 000 habitants. Cette étude a mis en évidence des facteurs de mauvais pronostic comme un âge supérieur à 60 ans, des formes cutanées diffuses, la présence de télangiectasies, une atteinte rénale, une dyspnée sévère ou encore une CRP > 8 mg/L, complétant des études antérieures où la présence d’auto-anticorps anti-Scl70 était également associée à un pronostic plus sombre.

    Références :

    Pokeerbux MR, Giovannelli J, Dauchet L, Mouthon L, Agard C, Lega JC, Allanore Y, Jego P, Bienvenu B, Berthier S, Mekinian A, Hachulla E, Launay D. Survival and prognosis factors in systemic sclerosis: data of a French multicenter cohort, systematic review, and meta-analysis of the literature. Arthritis Res. Ther.2019;21(1):86. doi: 10.1186/s13075-019-1867-1. PMID: 30944015