Ce mois-ci, nous abordons un nouveau thème santé : L'intolérance au lactose !
Vous comprendrez tout sur le mécanisme de cette intolérance, responsable de troubles digestifs, et saurez comment la différencier d'une allergie au lait. Nous vous expliquerons comment la diagnostiquer et si vous souffrez de cette pathologie, nous vous donnerons des conseils pour bien choisir vos aliments. C'est parti ? :-)
Intolérance au lactose : Quel diagnostic ?
Le diagnostic est avant tout clinique (ce qui signifie que les symptômes ou manifestations de la maladie sont directement "observables"). Par exemple, si lorsque vous absorbez du lactose, vous ressentez peu après une gène intestinale, des douleurs abdominales, des ballonnements et si vous avez des gaz ou diarrhées, il est possible que vous souffriez d’une intolérance au lactose.
Le meilleur des tests à réaliser est de supprimer le lactose de votre alimentation pendant plusieurs jours et de voir si votre état s’améliore. Si c’est le cas, alors vous souffrez très probablement d’intolérance au lactose surtout si les symptômes réapparaissent dès que vous réintroduisez le lactose dans votre alimentation. Il est cependant possible de faire des tests complémentaires. Le test respiratoire et le test sanguin après absorption de lactose apporteront une preuve de la présence ou de l’absence de la maladie tandis que le test génétique donnera une susceptibilité à la maladie.
Le test génétique
Le test génétique peut être prélevé au laboratoire mais est réalisé au LNS (Laboratoire National de Santé).
Ce test sanguin recherche la présence ou non de mutation au niveau du gène LCT. Le résultat (génotype) associé à une « persistance d’une activité lactase résiduelle » exclut une intolérance primaire au lactose. Le génotype associé à la « non persistance d’une activité lactase » est compatible avec une intolérance primaire au lactose.
Attention, nous avons vu la semaine dernière que la forme primaire (génétique) était la plus fréquente ! Mais il existe des formes secondaires d’intolérance au lactose en cas de maladies préexistante sou concomitantes de l’intestin. Le test génétique ne pourra pas détecter ces cas contrairement aux 2 tests suivants qui font le diagnostic d’intolérance, qu’elle soit primaire ou secondaire.
Le test respiratoire à l'hydrogène ou "Breath test"
Ce test ne se réalise qu’en milieu hospitalier.
Il permet de mesurer la concentration d’hydrogène dans l’air expiré après avoir absorbé du lactose. En cas d’intolérance, la fermentation du lactose par les bactéries du colon va produire des gaz dont l’hydrogène. L’hydrogène va ensuite passer dans le sang et enfin être expiré par nos poumons. Par conséquent, ce test prend un peu de temps.
Comment est-il réalisé ?
Le test respiratoire consiste à souffler dans un embout dédié pour mesurer l’hydrogène.
Le test de charge au lactose
Le test sanguin, réalisé au laboratoire Ketterthill est un test dit "de charge". Dans ce cas aussi, le test consiste à ingérer une solution contenant une quantité déterminée de lactose. On mesure par la suite le taux de sucre dans le sang (la glycémie) à 3 temps différents (au moment de l'ingestion, après 1 heure et après 2 heures).
En cas d'intolérance, le lactose ne sera pas découpé en sucres simples et n'entrainera pas de réabsorption des sucres dans le sang. Par conséquent, la glycémie ne variera pas. De plus, vous pourrez ressentir des crampes, mal au ventre lors du test. En revanche, si vous ne souffrez pas d'intolérance, cet apport excessif de sucre va se traduire par une augmentation de la glycémie. Le test sanguin permet donc de façon simple de réaliser le diagnostic avec certitude de l'intolérance au lactose.